|
| |
| |
 |
| |
|
Le Iaïdo ou la voie du sabre japonais est avant tout
un art martial ou Budo qui, contrairement aux autres arts martiaux, se
pratique seul : même le tireur à l'arc ou Kyudoka a sa cible.
|
| |
|
La "cible" pour le pratiquant sincère, c'est "soi-même"
; tous les mouvements de l'adversaire imaginaire (Kaso Téki), toutes les
séries de Kata (formes de combat codifiées) ne sont là que pour développer
au maximum la concentration, la recherche du geste instinctif parfait,
en un mot, la disponibilité totale de l'esprit et du corps.
|
| |
|
Pendant l'entraînement, le pratiquant, qui travaille
toujours seul, utilise un Katana tranchant comme un rasoir -certainement
le plus beau sabre jamais forgé au monde- sur des déplacements et des
attaques d'un ou plusieurs adversaires toujours imaginaires. Il doit instantanément
anticiper, parer et riposter. Du négatif, il passe au positif (Yin et
Yang) et s'efforce toujours de rétablir l'équilibre : attaque - parade
- contre-attaque, attaque - contre-attaque, anticipation de l'attaque,
enfin l'idéal : absence ou règlement du conflit sans même avoir à tirer
le sabre ; ne dit-on pas que le meilleur sabre reste au fourreau !…
|
| |
 |
| |
|
Le Katana, d'arme de mort devient arme de vie, et à travers
la pratique se dégage la philosophie réelle du Iaïdo : recherche de l'équilibre,
de la plénitude et de la maîtrise de soi dans un esprit de paix, en effet
le Iaïdo n'est jamais offensif.
|
| |
|
Au fur et à mesure de ses progrès techniques, le mental
du pratiquant évoluera, il acquerra confiance en lui, "vivra" ses Kata,
utilisera son corps dans des séries de mouvements et de déplacements toujours
naturels qui aboutiront à un développement harmonieux de sa musculature
et de sa souplesse.
|
| |
|
La voie du sabre, véritable art de vivre où le sabre
n'est plus qu'une extension de soi, enseigne aussi la courtoisie et, bien
que se pratiquant seul, le respect de l'autre.
|
| |
|
Néanmoins la manipulation du sabre doit être parfaite
et surtout efficace, efficacité qui peut et doit-être testée en pratiquant
le Battodo… sinon la pratique débouche sur une simple chorégraphie avec
un Katana et n'a plus rien à voir avec l'authentique Iaïdo… tel que nous
l'ont transmis directement les grands maîtres japonais du passé.
|
| |
| |
 |
| |
|
Le Battodo est la voie ou plutôt l'art complexe de couper
à l'aide d'un sabre réel japonais ou Katana.
|
| |
|
C'est une discipline très technique, complète et authentique,
en plus de son côté hautement philosophique et traditionnel, mais elle
n'est accessible qu'aux personnes possédant déjà un certain niveau technique
dans l'utilisation du Katana et du Wakizashi, ou sabre court.
|
| |
|
Ce niveau technique minimum s'obtient par la pratique
intensive et parallèle durant plusieurs années du Iaïdo, du Kenjutsu et
du Kendo au sein du Dojo. Pratique stricte et répétitive mais qui permet
d'obtenir la maîtrise parfaite du corps, de l'esprit, du Ki ou énergie
et enfin des sabres.
|
| |
 |
| |
|
La pratique technique consiste en un travail à deux au
sabre d'entraînement en bois, sous forme de Kata ou Kata Geïko, puis d'exercices
de coupes réelles seul comme à deux ce, assis sur les genoux ou Seiza,
assis en tailleur ou Taté Hiza et enfin debout en Tatchi Waza, les coupes
peuvent s'effectuer également sur place comme en déplacement, avec un
ou deux sabres, généralement un grand et un petit.
|
| |
|
Le Battodo sert à tester "in situ" ses techniques de
coupe et de pique sur différents matériaux fixés par la tradition : des
bottes de paille, des bambous, des dessus de Tatami japonais roulés et
des Tatami eux-mêmes, etc… mais au Shobukan Dojo la surenchère n'est jamais
de mise, nous travaillons essentiellement sur la qualité des coupes et
non pas sur la quantité et la taille des différents matériaux coupés !
|
| |
|
Enfin la possession de son propre sabre réel, en parfait
état et correctement affûté est indispensable pour la pratique, ce qui
est malheureusement l'un des grands freins au développement de la discipline
dans l'Hexagone tout comme l'absence d'enseignants qualifiés. Pour notre
part au Shobukan Dojo nous avons plusieurs enseignants de haut niveau
et le Dojo possède et prête, pour les tous débuts dans le Battodo, quelques
sabres.
|
| |
| |
|